Tennis : la lettre de Serena Williams à sa maman

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Tennis : la lettre de Serena Williams à sa maman

Dix-huit jours après avoir accouché de son premier enfant, Serena Williams a choisi d’écrire une lettre ouverte à sa mère, Oracene Price, dans laquelle elle la remercie d’avoir été «le modèle dont (elle) avait besoin pour franchir tous les obstacles (qu’elle) appréhende aujourd’hui comme des challenges». Elle en profite également pour répondre à tous ses détracteurs, et notamment ceux qui continuent de critiquer son apparence : «On m’a dit que je n’avais pas ma place dans le sport féminin : non, c’est juste que je travaille dur, que je suis née avec ce corps de tueuse, et que j’en suis fière»

La lettre de Serena Williams :

«Maman, 

Tu es l’une des femmes les plus fortes que je connaisse.

Je regardais ma fille (c’est vrai, j’ai une fille!), elle a mes bras et mes jambes. Le même corps, les mêmes bras, forts, musclés, puissants, sensationnels. Mais je ne sais pas comment je réagirais si je devais traverser ce que je subis depuis mes 15 ans, et aujourd’hui encore.

On m’a traitée d’homme parce que je suis d’apparence forte. On a dit que je me dopais (non, j’ai toujours eu trop d’intégrité pour me comporter de manière malhonnête et en tirer avantage). On m’a dit que je n’avais pas ma place dans le sport féminin (non, c’est juste que je travaille dur, que je suis née avec ce corps de tueuse – badass en VO, ndlr – et que j’en suis fière). 
Mais maman, je ne sais pas comment tu as fait pour ne pas t’emporter envers chaque journaliste, chaque personne, chaque commentateur, chaque détracteur, trop ignorant pour comprendre la force d’une femme noire.

Je suis fière de pouvoir leur montrer ce que certaines femmes sont capables de faire. Nous ne nous ressemblons pas toutes. Nous avons des courbes, nous sommes musclées, grandes, petites, parmi tant d’autres, et toutes les mêmes : des femmes, fières de l’être.

J’aimerais pouvoir suivre ton exemple. J’essaye, et je sais que Dieu va m’aider. J’ai encore un LONG chemin à parcourir.

Merci d’être le modèle dont j’avais besoin pour franchir tous les obstacles que j’appréhende aujourd’hui comme des challenges – et que j’arrive aujourd’hui à apprécier. J’espère donner les mêmes leçons à mon bébé Alexis Olympia, et posséder la même force morale que toi. 
Promets-moi, maman, que tu continueras à m’aider. Je ne suis pas sûre d’être aussi douce et forte que toi. J’espère y parvenir un jour. Je t’aime tendrement.

Ta plus jeune fille, 

Serena»

 

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