Présidentielles en Angola : Dos Santos non partant

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Présidentielles en Angola : Dos Santos non partant

Après 38 années de règne en Angola, le président Edouardo dos Santos annonce son départ définitif du pouvoir.

Les Angolais se rendent aux urnes ce mercredi  23 Août, pour élire leurs députés. Un scrutin à l’issue duquel le parti majoritaire au parlement décrochera la présidence de la république, tel que le précise le code électoral Angolais. Mais déjà, « le vieux combattant » Edouardo dos Santos s’est désisté. L’alternance tant attendue en Angola est en fait effective, depuis la tenue du congrès extraordinaire du Mouvement populaire pour la libération de l’Angola (MPLA). , le président a désigné nommément celui qu’il  pressentait comme son successeur. « Le comité central du MPLA a approuvé le nom du candidat Joao Lourenco en tête de la liste pour les élections » Une levée d’équivoque qui arrive au moment ou de nombreux observateurs soupçonnaient, à tort ou à raison, le président angolais de céder le pouvoir à sa richissime fille. Néanmoins, celui qui a été choisi pour lui succéder est bien connu du paysage politique. Ministre de la Défense et vice-président du MPLA, Joao Lourenco a tout appris auprès de Dos Santos. À 62 ans, celui qui s’apprête à prendre le pouvoir en Angola semble avoir longtemps été préparéLa poudre aux yeux

Mais l’alternance de tous les vœux ressemble plutôt à de la poudre aux yeux des angolais. Une analyse froide des derniers actes de Dos Santos laisse entrevoir en fait qu’il va continuer de régner en retraite. La marge de manœuvre du nouveau président sera  trop faible ; d’abord parce que la présidence du parti reste aux mains de José Eduardo Dos Santos jusqu’en 2018. Un bicéphalisme qui risque bien s’installer à la tête de l’état avec évidemment la prééminence de l’ancien président à qui le nouveau doit tout. Aussi parce qu’une loi adoptée en juillet, empêchera le nouveau président de procéder à des changements à la tête de l’armée, des services de renseignement et de la police. Toute cette hiérarchie a été reconduite pour huit ans. Toute chose qui fragilise déjà le nouveau Régine et le classe dans la continuité de son prédécesseur. Mais d’autres analyses prédisent plutôt une possible volonté d’affirmation et de rupture du nouvel homme fort, qui voudra aussi marquer sa présence.

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