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Infertilité La responsabilité des hommes

Selon les chiffres de l’OMS, le continent africain est le plus touché par l’infertilité, entre 15% et 30% des couples ayant des difficultés à procréer. Si dans nos habitudes les femmes sont encore traitées en principales responsables, la qualité du sperme des hommes joue pourtant un rôle capital dans le processus de conception.

Parmi les impératifs à la procréation, la qualité du sperme se place en pôle position. Certaines caractéristiques doivent être réunies pour que cette semence soit féconde. Vérifier l’état du sperme devrait être une priorité pour un couple qui désire avoir un enfant car, si diverses études démontrent que les responsabilités d’infertilité sont reparties de manière égale dans un couple donc 40% chez les hommes et 40% chez la femme, il a également été prouvé que la qualité du sperme est l’une des causes de l’infertilité. « Un sperme de bonne qualité s’identifie à l’aide d’un spermogramme. Le spermogramme est un examen qui a pour but de déceler les anomalies spermatiques en tenant compte de la quantité du sperme, le nombre de spermatozoïde, leur mobilité et leur morphologie », explique le Dr Kengni, médecin généraliste. En effet, pour que le sperme soit fertile, certains paramètres doivent être mis en place notamment, la motricité ou la bonne circulation des spermatozoïdes au sein des organes génitaux masculins, la production normale des spermatozoïdes par les testicules et ce aussi bien en quantité qu’en qualité. « Un sperme fécond doit avoir un volume de  2 à 5 ml dont 40 à 200 millions de spermatozoïdes. Les formes vivantes et mobiles devraient être 80% de plus que le nombre total de spermatozoïdes », informe le médecin.

Evidemment il doit y avoir suffisamment de spermatozoïdes normaux pour féconder l’ovocyte. Certains peuvent présenter des pathologies et par conséquent influer pendant ou avant la fécondation. Ce sont l’oligospermie, qui est une diminution du nombre de spermatozoïde dans le sperme ; l’azoospermie, absence de spermatozoïdes ; l’asthénospermie, diminution du nombre de spermatozoïdes mobiles ; la nécrospermie, diminution de spermatozoïdes vivants et l’hyperspermie ou tératospermie, qui est une augmentation du nombre de spermatozoïdes anormaux. La gynécologue spécialiste de l’infertilité et ancienne présidente du Groupe Interafricain d’Etude et de Recherche et d’Application sur la Fertilité (Gieraf), Ernestine Gwet Bell prévient le danger de ces maladies pour l’homme africain car, « Il en résulte une anomalie des spermatozoides et chez 12% de ces hommes, nous sommes confrontés à une azoospermie, c’est-à-dire une absence totale de spermatozoïdes dans le sperme ». Sur le plan morphologique on peut avoir des spermatozoïdes à deux têtes, deux flagelles ou sans tête ni flagelle. Il faut également noter qu’un spermogramme peut comporter plusieurs anomalies à la fois.

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