Gloires et déboires d’une année mémorable

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Gloires et déboires d’une année mémorable

Coupe d’Afrique des nations de football féminin, hécatombe ferroviaire d’Eséka, émeutes de Bamenda et Buea, évanouissement de ‘’boko haram’’ sont autant de faits qui auront marqué d’une pierre blanche l’année, rentrée en gare.

De mémoire d’observateurs de la scène sportive, pareille mobilisation populaire n’avait plus été vécue au Cameroun depuis 1972, date à laquelle le pays organisa, pour la première fois de son histoire, la Coupe d’Afrique des nations de football. Du point de vue des prestations des Lionnes indomptables, tombées les armes à la main, en finale face au Super Falcons du Nigeria, que de l’organisation, les uns et les autres sont unanimes que le tournoi continental de football version féminine, déroulé du 19 octobre au 13 novembre 2016, aura été un succès sans précédent. Issa Hayatou, le président de la Confédération africaine de football (Caf), ira même jusqu’à se gargariser de ce que le Cameroun a mis la barre si haut qu’il pourrait être difficile de maintenir le cap. C’est là un exploit, faut-il le relever, à mettre à l’actif de la forte capacité de résilience des Camerounais qui, malgré l’émoi provoqué par la catastrophe ferroviaire, survenue un mois avant à Eséka et faisant 79 tués et 550 blessés, se sont mobilisés derrière leurs plénipotentiaires. Mais davantage, les populations des quatre coins du territoire, comme un seul homme, se sont levées pour montrer au monde que la paix, la stabilité, l’unité, la sécurité et le développement sont des valeurs chères au Cameroun, pays d’Afrique centrale auquel préside aux destinées Paul Biya. Les manipulateurs de l’ombre l’apprendront d’ailleurs à leurs dépends, eux qui ont tenté de récupérer à la même période les mouvements d’humeurs des enseignants, étudiants et avocats dans les villes de Buea, Kumba et Bamenda. Les responsabilités seront établies, avait martelé le chef de l’Etat dans son discours traditionnel à la nation, le 31 décembre 2016. En rappel, les émeutes en continu, perpétrées dans les régions dites anglophones auront enregistrées 2 édifices publics saccagés, 9 véhicules administratifs brûlés, 2 personnes tuées ainsi que de nombreux blessés de part et d’autre des manifestants que des forces de l’ordre.Pas moins que ‘’boko haram’’, en déroute, en retiendra la leçon. En effet, la secte terroriste que manœuvre dans l’ombre le très sinistrement célèbre Abubakar Shekau essuie chaque jour qui passe les revers des forces mixtes de défense et de sécurité. Des assauts des bandes lourdement armées ayant fait de nombreuses victimes, la horde criminelle ne s’exprime plus aujourd’hui qu’en termes de quelques attaques kamikazes sporadiques. ‘’Boko haram’’ ne peut pas dépasser le Cameroun, avait annoncé au plus fort des exactions, le président de la République. Visiblement, l’avenir est en train de lui donner raison. Au grand bonheur des populations qui ne demandent qu’à poursuivre l’œuvre de l’émergence du pays à l’horizon 2035.

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