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GESTIONS DES ORDURES LA CONCURRENCE DANS LE SECTEUR TOUJOURS PAS EFFECTIVE

Une correspondance de la présidence adressée au secrétaire général des services du Premier ministre depuis le 25 janvier, annonçait un élargissement de l’activité de collecte et de traitement des ordures dans les  villes du Cameroun. Nous sommes presque au terme de l’année 2017 et l’on observe que la société d’Hygiène et de salubrité du Cameroun (Hysacam) détient toujours le monopole dans ce secteur d’activité.

Huit long mois se sont déjà écoulés et aucune autre grande entreprise aussi bien nationale qu’internationale ne vole au secours de la société d’Hygiène et de salubrité du Cameroun. Pourtant, les informations de la correspondance étaient claires.  «Dans l’optique d’une meilleure gestion du secteur d’activités susvisé, et eu égard aux difficultés récurrentes rencontrées par la Société Hysacam, j’ai l’honneur de vous faire connaître que Monsieur le président de la République a prescrit l’ouverture à la concurrence de l’activité de collecte et de traitement des ordures dans les centres urbains.», avait révélé Ferdinand Ngoh Ngoh.

Comme la plupart des promesses de l’Etat camerounais, celle-ci tarde à venir et la population se plein de plus en plus de cette cohabitation avec les ordures. « Moi je vis au camp sic biyem assi à l’immeuble près du marché des acacias. Je vous assure que les odeurs me trouve parfois lorsque je suis à table et ça me coupe l’appétit », précise Mireille une secrétaire vivant au quartier Biyem assi. Le témoignage de cette dame est le même que celui de plusieurs autres citoyens des villes urbaines du pays.

Autre cliché dans les cités des deux grandes capitales politique et économique et au-delà, des bacs à ordures font des semaines sans être vidés, des espaces verts sont désormais transformés en mini voiries ou poubelles. Autre panorama choquant dans les marchés, la circulation routière est défectueuse à cause de ces ordures qui embrassent la chaussée. Le marché mokolo, Mvog MBI ou Acacias à Yaoundé ou celui de Ndokoti et bien d’autres l’illustrent.

Il existe certes des petites entreprises qui s’occupent de la collecte des ordures dans les villes du pays, mais, elles ne disposent pas de matériel approprié ou même des capitaux nécessaires pour élargir leur spectre, payer convenablement leurs employés ou assurer le transport des dites ordures.  Hassan travaille dans une société de ramassage d’ordure AU quartier Ngousso à Yaoundé, il se plaint des conditions de travaille qu’impose la mini société de ramassage d’ordure dans laquelle il officie. « Je vous assure c’est vraiment difficile. Regardez, je n’ai qu’une paire de gants. J’ai un grand secteur à gérer je travaille énormément jusqu’à samedi, pour juste 20000 Fcfa/mois, mais que faire d’autre. J’ai une famille à nourrir ». L’homme a préféré ne pas révéler le nom de la société qui l’embauche de peur de perdre son travail.

Une chose est donc sure, il faut diversifier ce secteur, ou mieux encore sauver le soldat Hysacam pour que les villes camerounaises ne sombrent pas dans l’insalubrité.

Andrea ESSONO

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