DROITS D’AUTEUR UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SOUS HAUTE TENSION

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DROITS D’AUTEUR UNE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SOUS HAUTE TENSION

Au regard des dissensions qui ont cours dans le domaine de l’art musical depuis près d’une décennie, l’assemblée générale marquant la fusion  Cameroon music corporation-Cmc,  Société camerounaise de l’art musical-Socam  qui se tiendra ce 9 septembre à Yaoundé  marquera t-elle enfin  une  sortie de l’auberge ?La question brûle toutes les lèvres, surtout au moment où les artistes vont se réunir pour une énième fois dans le cadre d’une assemblée générale élective que le ministre Narcisse Mouelle Kombi veut « régulière, unique et unitaire ». En fait, dans la gestion de l’art musical au Cameroun, il n y a jamais  eu consensus, du moins durant une certaine période. Des ministres se succèdent à la tête de ce département, mais le problème de la gestion de l’art musical est resté intact. Sans aucune évolution perceptible. Une sagesse bien ancrée nous apprend que quand on n’avance pas on croit vers du surplace mais en réalité on recule. C’est la situation qui se vit depuis près de 10 ans dans l’art musical. Des sociétés de droits d’auteurs ont germé comme du champignon. Entre temps, l’artiste qui doit être au centre des préoccupations est abandonné à son triste sort. Les listes d’ayant droits  quelquefois publiées au Ministère des arts de la culture ont toujours une odeur de manipulation. Les véritables artistes qui doivent bénéficier de la rétribution de l’Etat des fois écartés au bénéfice des coquins qui ne sont pas reconnus par les mélomanes camerounais. Dans la foulée, toutes les activités de l’art musical  au Cameroun ont mis en lumière les conflits larvés entre des artistes qui sont souvent prêts à en découdre. Dans ces luttes de positionnement que se livrent certains artistes se trouvent en arrière plan des personnalités insoupçonnées.

 Éternel  recommencement

Dans le droit d’auteur au Cameroun la mauvaise musique a trop duré. Elle n’est plus bonne à l’écoute. D’où l’urgence de la changer ou du moins la rendre agréable à l’écoute. Cependant, c’est des sons dissonants qu’on nous sert en boucle depuis des années. Certains camerounais sont extasiés de ces débats  ternes dans l’art musical. Sinon qu’à nous ramener à la case départ. Comme si dans le domaine de l’art musical on ne peut pas consacrer du temps pour rendre nos œuvres alléchantes comme à une période  bien lointaine que certains  esprits lucides ont baptisé l’âge d’or. Où la musique camerounaise avait le vent en poupe et se vendait comme des bouts de pain à l’étranger. De la Cmc à la Socacim en passant par la Socam qu’a gagné l’art musical camerounais. Question de conscience. Que de divisions, que de conflits entre artistes ou acteurs du domaine de l’art musical qui ont fini par déteindre sur la création musicale.  A la faveur du dernier réajustement ministériel qui a vu le poste de  ministre des arts  et de la culture-Minac échoir au Professeur Narcisse Mouelle Kombi, on avait cru  que les dissensions au sein de l’art musical seront un triste passé. Que non. Les empoignades ont continué avec plus de virulence. L’assemblée générale  de ce samedi risque  accoucher d’une souris dans la mesure où plusieurs artistes de renom optent pour le boycott. Raison évoquée par la franche d’artistes qui ont décidé de répondre aux abonnés absents à ce conclave, il n’y aura pas  de changement majeur. Les mêmes  causes  produiront les mêmes  effets, estiment-ils. Puisse la Sonacam qui arrive  mettre fin à cette mélopée dans l’art musical.

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