ANNULATION DU SCRUTIN AU KENYA UNE DÉCISION QUI DOIT FAIRE TACHE D’HUILE

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ANNULATION DU SCRUTIN AU KENYA UNE DÉCISION QUI DOIT FAIRE TACHE D’HUILE

En invalidant les élections présidentielles qui se sont tenues  le mois d’août dernier, la cour suprême du Kenya donne une leçon de démocratie au continent africain.

L’acte que vient de poser la cour suprême du Kenya est à marquer d’une pierre blanche au sein du continent africain où la démocratie reste un luxe pour emprunter à l’ancien chef d’Etat français, Jacques Chirac. La décision  de cette haute institution Kenyane doit faire école et devenir une boussole dans la plupart des pays africains où les élections très souvent débouchent par des crises à n’en plus finir. En Afrique  notamment, surtout au sud du Sahara, il est difficile voire impossible  qu’un chef d’Etat  en fonction sollicite un nouveau mandat  et ne l’obtient pas au bout du compte. En dehors de quelques cas qui sont au demeurant marginaux. Le reproche qui est souvent fait à ces anciens chefs d’Etat qui repartent aux élections dans le souci de renouveler leur bail est qu’ils n’arrivent pas à faire le distinguo entre les biens de l’Etat qui sont collectifs, et leurs biens privés qui doivent normalement servir pour les besoins de campagne. Du coup, ils utilisent souvent des moyens de l’Etat à l’effet de se réélire. La cour suprême du kenya qui a rendu cette décision en date du 1er septembre 2017, est venue soulager l’opposition qui n’avait pas reconnu cette élection. La tête de proue de l’opposition dans ce pays,  Railla Odinga avait d’ailleurs, mis la pression sur cette juridiction pour quelle annule les résultats. Comme éléments justificatifs de cette démarche, figuraient en prime les irrégularités enregistrées lors de ce scrutin. C’est les mêmes arguments qui ont poussé la cour constitutionnelle à annuler ces élections dont la publication des résultats  a donné lieu à des violences sans précédent dans tout le pays.  Aussi, outre l’annulation du scrutin et la tenue d’un autre dans deux mois, selon la cour suprême Kenyane, ce pays vient de montrer aux yeux du monde que la démocratie est entrain de prendre corps. Dans la foulée, cet acte qui justifie à coup sur l’émancipation du pouvoir judiciaire dans ce pays, a connu l’assentiment de plusieurs grandes puissances occidentales  qui vivent démocratie. Cette acte de la cour suprême traduit dans les faits la volonté de certains africains de tourner la page à la fraude électorale qui permet souvent à plusieurs dirigeants de se perpétuité aux affaires.  Aussi, cette attitude de la haute juridiction kenyane démontre que de plus en plus la démocratie gagne du terrain en Afrique et que ces slogans de campagne qui servent souvent de prétexte pour bourrer les urnes, ne seront qu’un triste souvenir. David Maraga, président de cette juridiction vient de poser un acte inédit qui fait réfléchir les africains et qui peut servir d’exemple dans certains pays d’Afrique où le processus électoral est de tout temps émaillé d’irrégularités

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