Afrique : Emmanuel Macron promet d’augmenter l’aide au développement

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Afrique : Emmanuel Macron promet d’augmenter l’aide au développement

Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président français Emmanuel Macron a promis d’augmenter la part du PIB consacrée à l’aide publique au développement. Elle était de 0,38% en 2016 et devra atteindre 0,55% dans cinq ans, a-t-il promis.« L’Afrique n’est pas seulement un continent des crises. C’est un continent d’avenir. Nous ne pouvons le laisser seul. » Soulignait le résident Macron il y a peu.A la tribune des nations unies ce 19 septembre, Le chef de l’Etat français réitère ses  engagements  en la matière. Aujourd’hui, Paris consacre entre 0,37 % et 0,38 % de son revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement.

En 2022, Emmanuel Macron souhaite que cela soit 0,55 % du PNB. « C’est un effort considérable dans un contexte de sérieux budgétaire », observe le directeur de l’Agence française de développement (AFD), Rémi Rioux.

Depuis l’université d’été du Medef (patronat), ce dernier se dit soulagé : M. Macron « est intervenu à de nombreuses reprises sur le rééquilibrage entre sécurité, développement, le sujet migrations et développement », note-t-il.

C’est donc mieux, mais c’est encore « largement insuffisant » aux yeux de Clara Jamart, responsable du plaidoyer pour le financement du développement chez l’organisation non gouvernementale Oxfam.

Développement : la France, un mauvais élève

Et de rappeler « les besoins que peuvent avoir les pays les plus pauvres pour financer l’accès à l’éducation, l’accès à l’eau, l’accès à la santé, etc. », mais aussi « les engagements historiques qui ont été pris collectivement ».

Clara Jamart fait notamment référence aux engagements pris par tous les pays développés devant l’Assemblée générale des Nations unies pour augmenter leurs budgets alloués à l’aide au développement Si l’activiste reconnaît que l’objectif du président est « un progrès », pour elle, ce n’est « pas assez puisque la France s’est engagée il y a maintenant plus de 40 ans à consacrer 0,7 % de son RNB à l’aide publique au développement. »

Parmi les pays industrialisés, « la France fait vraiment figure de mauvaise élève sur cette question », souligne-t-elle, ajoutant que l’annonce présidentielle ne masque pas les coupes budgétaires prévues à court terme juste avant.

« On se demande bien comment il va pouvoir tenir cet engagement pour 2022 », pointe ainsi la responsable d’Oxfam, percevant là une contradiction entre les prévisions budgétaires de court et moyen terme.

En matière de politiques d’aide au développement, l’AFD est en tout cas le bras armé. En 2016, les Etats africains ont bénéficié de près de 4 milliards d’euros d’engagements de l’AFD. Un gros projet est sur le point d’aboutir au Burkina Faso.

« Cet automne va se réaliser une grande centrale en périphérie de Ouagadougou, où le président va se rendre je crois pour délivrer son discours sur l’Afrique. Je le vois comme un exemple », fait remarquer Rémi Rioux. Et d’insister sur « cette notion très forte, que ce sont les Africains qui sont en train de développer des technologies, des modèles économiques dans l’énergie et dans bien d’autres secteurs qui nous intéressent très directement en France ».

L’Agence française de développement pousse par ailleurs de plus en plus les entreprises françaises à se lancer dans des partenariats avec le secteur public dans les pays africains.

L’AFD propose ainsi aux patrons ses vastes réseaux et son soutien financier. D’où la présence de son directeur à l’université d’été du Medef, pour la 2e année consécutive : promouvoir l’aide privée au développement.

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